Le fil à recoudre les âmes
GREIF (Jean Jacques). - Le fil à recoudre les âmes. - Ecole des loisirs (Médium). - 231 p. - 10.7€

En 1942, aprés l'attaque de Pearl Harbour, le jeune Kenichiro est envoyé , comme d'autres japonais vivant aux Eats Unis, dans un "centre de réinstallation", un camp en plein milieu du désert. Kenichiro, qui essayait de toutes ses forces de se faire appeler Ken , et qui revendiquait le droit d'être américain , puisqu'il était né à Los Angeles, devient un "jap", un ennemi de l'Amérique .Il écrit à son institutrice, Mrs Moore, lui racontant comment la vie quotidienne s'organise peu à peu dans les camps, comment les jeunes réagissent, ainsi que les anciens, dont certains ne parlent pas anglais. Une vraie ville se crée ainsi, avec des écoles, des infirmeries, etc...Au bout d'un an , Kenichiro et sa famille acceptent de partir au Japon contre la libération de prisonniers américains. Ils vont vivre chez la grand mère, prés de Hiroshima. Alors que les bombardements s'intensifient sur les villes japonaises, Kenichiro découvre les coutumes ancestrales de sa famille. Et puis, le 6 Août 1945, Hiroshima est anéantie. Le père de Kenichiro veut repartir au Japon.
La 3eme partie du livre nous ramène au moment du bombardement, avec l'histoire de Yuriko, l'amie de Kenichiro. Elle était à Hiroshima, a vu " Pika", le grand éclair, et toutes les horreurs qui ont suivi, les blessés, les brûlés, les morts... Yuriko fera partie des jeunes filles qui partiront pour New York se faire opérer pour retrouver un visage humain...Elle y retrouvera Kenichiro.
Des Etats Unis au Japon, ce chassé croisé de vies pendant la guerre nous parle d'un aspect peu connu , celui du sort des japonais déclarés "ennemis des Etats Unis" à cause de Pearl Harbor.
Les pages décrivant les conséquences du bombardement d'Hiroshima sont terribles. A partir de 14 ans
Annie B Bibliothèque Auxerre













Avec cet album, Dedieu, auteur et illustrateur, nous livre une réflexion sur les relations entre l'art et le pouvoir, le temps et l'argent.
Récit de 3 femmes aux destins tragiquement guidés par une croyance ancestrale de la réligion hindouiste. Marie 16 ans, vit en France seule avec sa mère qui refuse catégoriquement de lui expliquer pourquoi du sang népalais coule dans leurs veines. Un homme va surgir du passé et confier à Marie un carnet rouge dans lequel sa grand mère raconte l'histoire de sa vie hors du commun. La jeune fille découvre alors que son aieulle a été une Kumari pendant son enfance, soit une véritable déesse vivante adorée par tous les hindouistes, mais également répudiée sans aucune éducation ou notion de la vie de tous les jours lorsque les premières règles apparaissent.
Amsterdam, 1942. Dans le jardin de la maison 263, Canal de l’Empereur, un marronnier voit une famille entrer dans l’annexe du bâtiment. Sur leur manteau est cousue une étoile jaune. Dès lors il va observer la vie clandestine d’une jeune juive, Anne Frank. Cachée dans un grenier avec les siens, la jeune fille le voit depuis sa lucarne et elle l’évoque à plusieurs reprises dans son journal intime. Aujourd’hui centenaire et sur le point d’être abattu, le vieil arbre malade nous livre sa version de l’histoire. « J’ai donné à une petite fille de treize ans, captive comme un oiseau en cage, un peu d’espoir et de beauté. A elle qui, dans sa cachette, rêvait de sentir sur son visage l’air glacé, la chaleur du soleil et la morsure du vent, j’ai donné par mes métamorphoses le spectacle des saisons (…) En me voyant refleurir, sûrement songeait-elle à l’avenir. A la vie qu’elle construirait, à la place qu’elle se ferait dans le monde. Par la moisson de mes fleurs et de mes feuilles, par la force de mes bourgeons, je lui apportais la confiance ». Symbole de vie, de liberté et d’espoir pour Anne, le marronnier assistera impuissant à un dénouement tragique.