Keep me in mind
REED, Jaime. – Keep me in mind / traduit de l’anglais par Frédérique Fraisse. – De La Martinière jeunesse, 2017. – 329 p. ; 21,5 cm. – ISBN 978-2-7324-8295-8 : 16 €
amour – amnésie – découverte de soi. Ellia et Liam s’aiment, c’est le point de départ de cette histoire. Mais Ellia fait une chute grave lors d’un jogging avec lui et perd la mémoire des deux dernières années de sa jeune existence. Elle ne sait plus rien de la jeune fille, coqueluche du lycée qui faisait tourner la tête à tous les garçons et dont les filles enviaient la popularité. Liam, lui est bouleversé, se sentant responsable de cet accident. Il voudrait retrouver son ancien amour, mais Ellia a tellement changé. Il se réfugie dans l’écriture d’un récit pour pouvoir exorciser sa douleur. L’écriture est double, témoignage alterné de ces deux adolescents qui cherchent à se reconstruire et à se consoler. Ce livre se lit avec intérêt en suivant des personnages attachants perturbés par la découverte de leurs sentiments et par le questionnement face aux relations humaines, amoureuses ou familiales. Difficile de se construire et pourtant ils vont tout faire pour y arriver. Ouvrage à proposer aux garçons et aux filles qui se reconnaitront. Dès la 4ème.
Danièle Boisson Collège de Vermenton Analyse parue conjointement dans la revue Inter CDI



communication – roman épistolaire – relations. Il y avait bien une vie avant les sms, les tweets, les pages facebook ou les comptes Instagram. Il existait alors des relations dites épistolaires qui se faisaient par un échange de missives écrites sur du papier distribuées par un facteur. Nous sommes en 1982, Cath et Scott amis d’enfance séparés par le départ de Cath pour l’université vont communiquer pendant une année en s’envoyant des lettres. Des échanges écrits pleins de conseils, de disputes, de réconciliations, de découvertes entre deux jeunes personnes qui quittent l’enfance pour se dévoiler et s’apprécier au-delà de l’amitié. Un intéressant ouvrage qui renouvelle le roman épistolaire et que l’on peut proposer à nos lecteurs à partir de la 4ème et à leurs professeurs de lettres pour accompagner l’enseignement de ce style littéraire au programme de quatrième.
Adolescence – style littéraire. Pour son professeur d’histoire, Avery doit faire un devoir « d’histoire orale » soit une histoire basée sur la conversation. Avery s’approprie tellement le sujet qu’elle décide de raconter sa propre histoire, où comment passer du statut de la fille la plus populaire et courtisée du lycée en la pauvre demoiselle qui se fait larguer la veille du bal de fin d’année. Pour comprendre cet échec elle décide de remonter toute sa vie en interrogeant ses camarades depuis l’école primaire. Le livre devient un reportage basé sur le témoignage de ses très nombreux copains, amis, ennemis, témoins de cette évolution. Une écriture qui déroute totalement composée de tout, tout petits témoignages qui se suivent au fil des pages jusqu’au dénouement que l’on connait depuis le début. J’ai failli ne pas le lire mais tout de suite on s’accroche à ce style littéraire déroutant mais percutant, on a l’impression d’avoir toutes ses personnes devant nous qui témoignent et qui nous font découvrir un personnage attachant que l’on se met à apprécier malgré un premier contact un peu irritant. A prescrire sans soucis, car c’est un livre pour adolescent qui parle d’une façon originale de leurs problèmes et de leurs questionnements. Dès la 4ème.












