Prisonniers du chaos
GODEL, Roland. - Prisonniers du chaos. - Ed.Thierry Magnier. - 238 p. ; 10.50€
Maxime est envoyé par ses
parents dans une île du sud pendant ses vacances. Une sorte de voyage
initiatique pour découvrir autre chose que la ville. Une vraie punition pour le
jeune garçon qui pressent un ennui terrible. Sa logeuse est une femme
charmante, qui demande à ses deux enfants, Maria et Ange de s'occuper de leur
hôte, Alors qu'un nuage noir stagne au dessus de l'île depuis quelques jours,
Maxime part avec Ange et Maria faire une ballade en montagne. Un ouragan s'abat
sur eux, dévastant tout sur son passage, effaçant tous les repères. Les trois
jeunes vont vivre un véritable cauchemar, malgré quelques rencontres et
quelques abris de fortune qui apaiseront momentanément leurs souffrances, Ils
vont apprendre à se connaître aussi, à s'apprécier, à compter les uns sur les
autres en affrontant les éléments déchaînés. Et lorsque le petit garçon, Ange,
tombera dans le torrent, Maria et Maxime s'accrocheront l'un à l'autre pour
survivre et regagner la civilisation, savoir aussi ce qui s'est passé dans
l'île. Un roman d'aventures que l'on ne peut lâcher car le suspense est très
habilement construit, avec une tension grandissante au fil des pages et des
descriptions de la catastrophe très réalistes. C'est aussi une belle histoire
d'amitié, puis d'amour entre Maria et Maxime, que tout sépare au départ.
A partir de 13 ans
Annie B.
C'est l'histoire d'un amour tout beau tout neuf, et du gros chagrin qui en a suivi. Zouz est en CE2 , sa mère vient de quitter la maison lorsqu'il tombe raide amoureux de Josie, un peu grosse, mais si jolie. C'est la douce époque des bisous, des mains qui se tiennent, des moments où l'on ne fait rien, mais ensemble. Et cela va durer jusqu'au CM2, où Josie va préférer à Zouz le beau garçon de son cours de danse. L'entrée en 6e est difficile... 
Dans tous les religions du monde il y a des intégristes, des purs et durs qui refusent de voir le monde qui les entourent. C'est le cas de la famille et de la communauté des Rigoristes dans laquelle vit Sarah. A quinze ans comment peut elle encore supporter l'humiliation publique parce qu'elle a accepté de manger un bonbon offert par une de ces camarades "étrangères". Ce livre nous décrit le long combat et la volonté de Sarah pour faire admettre son refus de cette vie de recluse consacrée à Dieu que ces parents lui imposent. belle leçon d'opiniâtreté. 
Deux gros tiers de jérémiades d'un ancien enfant né avec une cuillère en or dans la bouche (comme il le dit lui même), un tout petit tiers de prise de conscience coincé dans un ascenseur avec une femme rescapée du génocide des khmers rouges (d'où le titre du livre) et voilà un livre que je ne laisserai pas dans le prix. Seuls les adultes peuvent apprécier ce discours d'un homme qui a tout raté et qui ne saura (à la fin de l'ouvrage) que prendre son frère dans ses bras et lui dire ainsi son amour (et c'est déjà cela). J'ai bien aimé l'écriture, l'époque concernée, les non dits d'une société coincée par des règles d'un autre temps, mais les élèves apprécieront-ils ? j'en doute...
Mei est une adolescente chinoise qui vit avec sa mère dans un minuscule
appartement d’une ville de France. Un passeur les a fait venir contre
l’exploitation du travail de sa mère dans un atelier de confection plus ou
moins légal. Mei et sa mère n’ont pas de papiers… Pourtant, malgré les menaces
qui se précisent, Mei décide de vivre au grand jour, avec ses copains
inséparables, tous deux amoureux d’elle, Léo et Tom (fils du gendarme qui est
chargé des expulsions). Elle avance dans sa vie, légère, butée, décidée à ne
pas se laisser faire. Le roman, malgré une fin réaliste, n’est pas toujours
complètement vraisemblable à mon sens, mais il dégage une vivacité et un goût
de la vie qui font du bien. C’est un sujet d’actualité, traité sans
misérabilisme, et plutôt bien écrit.
Au début du 22e siècle, les
hommes ont ravagé la Terre (classique). Des adomutants vivent cachés dans les forêts, à l’abri des hommes
qui les ont rejetés à cause de leurs pouvoirs étranges : chaque adolescent
correspond à un animal avec qui il entretient une communion : Iza et
Louve, Lyan et Cerf, Shaona et Aigle, Mynor et Taureau, Youn et Dauphin. Loin
de là, dans les Cyclades, des milliardaires se sont associés pour créer un
champ magnétique isolant leurs îles du reste du monde, les mettant à l’abri.
Dans l’Arche, des scientifiques travaillent sur la biodiversité. Parmi eux,
Ricci Belladona a conçu un projet d’envergure : capturer les adomutants et
leurs « amimaux » pour forger avec leurs corps mêlés des chimères…
Pic est un adolescent new-yorkais qui
vit avec sa mère depuis qu’elle a quitté son père. Ils étaient tous les deux
champions d’escalade, et Pic a pour hobby d’escalader les buildings de New-York
pour y tagger sa marque. Un jour d’escalade plus risquée que les autres, il est
cueilli par la police et passe en jugement : un jeune vient de mourir en
essayant de l’imiter et le maire de New-York veut une sanction exemplaire pour
faire peur aux candidats à l’exploit. Le père de Pic débarque d’Himalaya pour
se porter caution : il emmène son fils avec lui le temps que l’affaire se
tasse et que les médias l’oublient. Mais il a une idée derrière la tête :
Pic n’a pas encore quinze ans, s’il parvenait à lui faire faire l’Everest, il
se ferait une bonne pub pour son agence de séjours sportifs « Pic
Extrême »…
Todd, bientôt 13 ans, vit sur Nouveau
Monde, une planète où des humains se sont installés dans l'espoir
d'une vie meilleure. Mais tout n'est pas comme sur la Terre : ici,
chacun peut entendre les pensées des autres, qui circulent dans un
brouhaha incessant, Le Bruit. De plus, à Prentissville où
habite Todd, toutes les femmes sont mortes depuis longtemps,
emportées par un mal étrange...Aussi, quand Todd perçoit une
présence silencieuse lors d'une excursion dans les marais, il
prend peur. Et cette peur va petit à petit se transformer en terreur
et en incompréhension quand cette découverte va l'obliger à fuir
son village où les hommes l'attendent pour le tuer ! …
Un journal intime écrit par un garçon, ce n'est pas courant et dès les premières pages on s'attache à ce jeune lycéen de seconde qui se découvre un amour fou pour une élève de terminale. C'est avec un certain sens de la dérision qu'il nous décrit, ces émois, ces tentatives d'approche, mais on découvre également les dessous pas toujours faciles des familles recomposées. Lecture très agréable et très fraîche. A proposer absolument dans le prix pour attirer les lecteurs garçons de 4ème 3ème.
Toby, onze ans, se repose aux côtés de sa mère à la campagne. Il
sort d'un long séjour à l'hôpital à la suite d'un cancer. Pour
échapper à la surveillance étouffante de sa mère, à l'aube, il
parcourt les environs à vélo. Un jour il rencontre une vache qui
semble mal en point et se lie d'amitié avec sa propriétaire, une
vieille dame originale, férue de poésie. Peu à peu, au contact de
cette dame et de sa vache, Toby prend confiance en lui et savoure
cette vie nouvelle. Mais il découvre un matin que la maladie est
toujours en lui...

Amsterdam, 1942. Dans le jardin de la maison 263, Canal de l’Empereur, un marronnier voit une famille entrer dans l’annexe du bâtiment. Sur leur manteau est cousue une étoile jaune. Dès lors il va observer la vie clandestine d’une jeune juive, Anne Frank. Cachée dans un grenier avec les siens, la jeune fille le voit depuis sa lucarne et elle l’évoque à plusieurs reprises dans son journal intime. Aujourd’hui centenaire et sur le point d’être abattu, le vieil arbre malade nous livre sa version de l’histoire. « J’ai donné à une petite fille de treize ans, captive comme un oiseau en cage, un peu d’espoir et de beauté. A elle qui, dans sa cachette, rêvait de sentir sur son visage l’air glacé, la chaleur du soleil et la morsure du vent, j’ai donné par mes métamorphoses le spectacle des saisons (…) En me voyant refleurir, sûrement songeait-elle à l’avenir. A la vie qu’elle construirait, à la place qu’elle se ferait dans le monde. Par la moisson de mes fleurs et de mes feuilles, par la force de mes bourgeons, je lui apportais la confiance ». Symbole de vie, de liberté et d’espoir pour Anne, le marronnier assistera impuissant à un dénouement tragique.
Le site de Guédelon n'a aucun secret pour Timothée et Pierre-Eloi qui sont les fils du gardien, pas plus qu'il n'en a pour Najoie, leur copine de classe dont le frère travaille sur le chantier et qui y passe tout son temps. Pourtant ils ne peuvent s'expliquer ce phénomène des « pierres qui pleurent » pour lequel une spécialiste du Moyen Age a été appelée. Elle arrive accompagnée de ses enfants, Tessa et Wally, qui en compagnie des autres enfants vont trouver l'explication voulue, après avoir été projeté au coeur du XIIIè siècle en suivant une voie quelque peu étrange. L'occasion pour les adolescents d'aider Pacqueline, servante du Roi Saint-Louis, et de sauver son père condamné pour avoir sculpter une salamandre, animal maudit sur une pierre destinée à l'édification d'un lieu consacré.
Clara ne se sépare jamais de son téléphone portable, lien indispensable entre elle et Sylvain, dont le charme la fait succomber, et qui lui envoie de tendres messages même si, par ailleurs, il affiche au lycée une certaine distance. Clara emmène un jour par inadvertance le portable de Sylvain, semblable au sien, et cède à la tentation d'y regarder de plus près. Elle découvre ainsi une vidéo d'Hakim, son meilleur ami, prise visiblement sous la menace et qui le met en scène dans des positions choquantes et humiliantes. Clara est alors prise de remords et de honte de n'avoir pas écouté Hakim qui la mettait justement en garde à l'encontre de Sylvain. Un remords d'autant plus grand que la vie d'Hakim est en jeu après un passage à tabac.
Ludmilla et Sixtine entretiennent une amitié fusionnelle depuis le CP mais voilà que cette union qui faisait leur force est détruite par l'intrusion d'Amanda, une nouvelle qui cherche à s'immiscer entre elles. Alors que Ludmilla, présentant le danger, rejette d'emblée Amanda, Sixtine, moins méfiante, se lie avec Amanda et tombe dans le piège qu'elle lui a préparé. Touchée par une triple trahison, Ludmilla met fin à son amitié avec Sixtine et se réjouit de son déménagement à trois cents kilomètres de là, mais sa mère, ignorant ses nouvelles dispositions à l'égard de son ex-meilleure amie a invité Sixtine à venir passer une semaine chez elle. Ludmilla va devoir prêter l'oreille à des explications qu'elle n'a jamais voulu entendre.
Surnommée GG comme Gogolita par les élèves de sa classe, Candice Phee, atteinte d'un syndrôme qui pourrait être une forme d'autisme, assume sa différence et affirme, elle, que chacun suit un rythme particulier dans ce monde, un monde sur lequel elle porte un regard clairvoyant et malgré tout bienveillant. Son professeur de français, Miss Bamford, ayant demandé à chaque élève de faire une autobiographie en forme d'alphabet et d'écrire pour chaque lettre un paragraphe sur sa vie, Candice réalise qu'elle ne peut le faire sans parler aussi des gens qui comptent pour elle et réalise à quel point sa famille est en soufrance et se défait. Sa mère ne se remet pas de la mort de Sky, la petite soeur décédée prématurément et a développé un cancer, son père ne se relève pas d'un échec professionnel qui l'a brouillé avec son frère, devenu Riche Onche Brian. Ce dernier possède la fortune mais souffre de cette mésentente et de son isolement. Les lettres que Candice envoit à sa correspondante d'Amérique restent toujours sans réponse, son seul ami, Douglas Benson, croit venir d'une autre dimension depuis une grave chute et elle craint que son poisson rouge Ersatz ne succombe à de fausses croyances religieuses. Elle décide donc de réagir et se fixe comme objectif d'apporter à chacun sa part de bonheur pour q'il oublie quelque peu ses chagrins et retrouve sa joie de vivre.
mensonge – adolescence – amitié. Lia a perdu sa mère dans un accident de voiture, elle survit depuis grâce aux relations avec ces quatre copines qui l’accompagnent depuis le drame. Mais est ce vraiment de l’amitié sincère et va-t-elle survivre à un jeu « d’action/vérité » qu’elles mettent en place et qui va les entraîner dans des mensonges et des disputes. Petit roman initiatique de passage entre l’enfance et l’adolescence, époque difficile pour les filles qui sont perturbées par leur puberté. Il est d’ailleurs beaucoup question de l’arrivée des règles dans ce livre qui est pour le coup plutôt destiné aux filles. A partir de la 6ème

Romantique et rêveur, Silas s'occroît parfois le droit d'être seul avec lui-même et de songer à sa petite amie Astrid en se déconnectant du réseau, aussi lorsque celle-ci se fait écraser devant lui par un camion, il est aussitôt submergé par la douleur et ne peut bien sûr pas contenir son chagrin ce qui le conduit directement dans les services de la CEDE. Notre futur est en effet un monde hyper connecté où l'existence de chacun se mesure au nombre d'amis et activités qu'il entretient sur le Réseau. Un monde où l'on se doit d'être heureux, où la douleur n'est pas acceptée, effacée par la CEDE, la Cellule d'Eradication de la Douleur Emotionnelle, chargée d'annihiler tous traumatismes ou traces de souffrances de la mémoire. On appelle cela être oblitéré. Le procédé est obligatoire pour les mineurs, tandis que les adultes y recourent volontairement. Déception, dépression, chagrin, deuil, n'ont plus alors d'intensité et sont oubliés. Un petit point bleu lumineux au creux du poignet rappelle simplement qu'une douleur a été éradiquée. Rares sont désormais ceux qui n'ont pas de marques d'oblitération au poignet et plus rares encore ceux qui reconnaissent la douleur comme étant le signe indubitable de leur humanité. Astrid, la petite amie de Silas était de ceux là. Elle voulait avec quelques autres réveiller les consciences et sa mort sera l'opportunité inespérée de diffuser son message.
Comment débuter la lecture d’un livre sur